Réflexions sur les familles italiennes de la Renaissance suite à une conférence de Julien Rochedy

02:00.12 Héritage et communauté

Intéressante réflexion suite aux remarques de Julien Rochedy sur la communauté, l’amitié, la fraternité entre familles dans les conceptions de droite.

En relation avec ce que ne cesse de dire Hippolyte Taine dans son Voyage en Italie, et aussi sans cesse Stendhal, dès que ces derniers parlent de la Renaissance italienne : l’importance des familles. Quand on étudie la Renaissance, le concept de « famille », la réalité de ses familles est primordiale. Ce sont les familles aristocratiques qui ont fait la Renaissance, de même que, plus tard, ce sont des familles fortes et puissantes qui feront les mafias italiennes et italo-américaines.

Justement, Jacob Burckhardt parle de la Renaissance italienne comme « dégénérescence de la force ».

Il y a là un lien avec les familles. Durant tout le lourd et long Moyen-Age, des familles se sont formées en Italie et ont prospéré sur le chaos médiéval, rempli qu’il est de guerres, de violence, d’assassinats, etc.

Le Renaissance apparaît où ses familles (les Médicis, etc.) sont à leur acmé de leur puissance : elles ont résisté au violent, très violent Moyen-Age, et sont désormais puissantes et prospères.

Mais leur violence n’a pas disparu, mais se spiritualisent en art (l’Art de la Renaissance).

De même, Burckhardt qui parle de « dégénérescence de la force », l’on devrait parler de « tensions familiales », de « dégénérescence des familles italiennes » : c’est précisément cela, ces tensions intra-familiales et inter-familiales, qui ont duré durant la Renaissance en Italie comme durant la période médiévale italienne, qui crée ce besoin virulent d’Art et de sublimation esthétique.

Les familles se tendent et se détendent, dégénèrent et se régénèrent durant ce 15ème et 16ème siècle, créant, avec la redécouverte affamée des manuscrits et de l’Art antique, ce sublime mouvement, ce presto (aurait-dit Nietzsche), voire cet allegro (on pense à l’art baroque italien postérieur, plus rapide, mais qui tient encore de la Renaissance), qui forment ces siècles-là en Italie et infusent en retour toute l’Europe, par la fertilité et la fécondité immense de ce mouvement de civilisation, qui est, aussi, un sublime Printemps, suivi d’un été (le Baroque, et, ensuite, l’Age classique), suivi d’un Automne (le 19ème siècle) et, enfin, un Hiver (le 20ème siècle) – si on suit là l’analyse cyclique d’Oswald Spengler.

Espérons donc que le 21ème siècle soit un printemps, un revival, un renouveau sublime, en prenant appui sur cette Renaissance italienne !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s