La méga-machine mondiale

L’économie moderne ultra-libérale crée des start-ups, des fausses entreprises, des produits, du Dev Perso, du coaching pour tenter de conjurer hypocritement ce qui a été, au préalable, détruit, annihilé, réduit à néant. La méga-machine mondiale doit fonctionner à bloc. Prends le train en marche, ou crève ! « Tu dois être la meilleure version de toi-même », comme si tu étais un robot qui doit rebooter sans cesse son logiciel, réinitialiser son programme pré-défini. L’économie mondiale devient alors un parasitisme géant et génial qui a, d’abord, fonctionné en annihilant l’économie réelle. Maintenant, on te dit : si tu ne boursicotes pas, c’est que tu n’y comprends rien. Le chiffre devient la valeur réelle : code de cartes bancaires, codes PIN, codage, argent, monnaie, mots de passe, etc. L’ordinateur est l’objet fétiche qui t’apporte tout, te donne femme et argent, ce que le réel ne peut plus t’apporter.

Le réel devient lui-même pur commerce, divertissement, comme une foire permanente ; ce serait inconvenant de pouvoir discuter tranquillement dans un bar sur une douce musique de jazz ou de chanson française – il faut de la techno ou de la house pour abrutir ton cerveau et te donner envie de consommer bières sur bières afin d’enfin être un crétin de fêtard et de te donner en spectacle.

Non seulement, l’économie ultra-libérale a créé les carences et les névroses qu’elles tentent de guérir, tel un médecin qui te donne 5 médicaments anesthésiants après t’avoir rendu accroc à une gélule euphorisante ; mais, en prime, elle t’empêcher de « cultiver ton « jardin », le lieu idéal de ton épanouissement ; et tu dois suivre le rythme impeccable et vrombissant de la méga-machine mondiale (du turbo-capitalisme) au risque de n’être plus rien dans cette société sinon une monade qui suit ses instincts déréglés.

Ne reste alors, pour l’anarque, que le recours à la littérature et aux passions fortes que chantait Barrès, Montherlant ou Nietzsche, en dehors ou à côté de ce système : seule mais vraie consolation à un monde qui te veux heureux, mais sous système contrôlé.

Seule la lecture, l’Art peut rendre une âme ou un semblant d’âme à un être qui l’a perdu, qui l’a abandonné en cours de route, ou qui la vendu à un maître ingrat et tyrannique – de quelque forme qu’il prenne aujourd’hui.

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