« Journées », le journal intime de Georges Séféris

Un journal intime désormais de référence traduit et sorti il y a 2 mois. Comparable au journal d’Amiel, et même, je dirais, à Montaigne pour la profondeur des réflexions sur l’existence.

Georges Séféris était un poète et romancier grec du 20ème siècle, formé essentiellement à la littérature française (son journal est passionnant pour le dialogue constant qu’il entretient avec cette dernière, jusque dans ses moindres aspects).

Idéale lecture de vacances, de repos, de calme. Séféris écrit avec une rare limpidité (la traduction de Gilles Ortlieb est, il faut le dire, magistrale), ses réflexions et notes sont subtiles, jamais brutales ou vulgaires, toujours naturelles ; il évoque la musique classique européenne, Athènes, les villes et paysages grecques, Londres, Paris.

Le journal est parfois teinté de mélancolie, tantôt d’un humour ironique profond. C’est aussi une mine d’or sur la création, les instants propices à celle-ci, les hauts et bas d’un artiste.

« N’oublie pas que l’instant de la création est lié à chaque instant de la vie. Le créateur est créateur à chaque instant. », p. 253

https://www.lebruitdutemps.fr/boutique/produit/journees-1925-1944-155?fbclid=IwAR3F-Rb0Odag0Cw-oEjd7IMPTu6hlXUsDKxU9vISvL3–8I8mFfIxRmn6X0

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