Haute spiritualité n’est pas antinomique avec grande sensualité

La spiritualité est d’abord une conséquence d’une haute sensualité.

Quand tu es déspiritualisé, tu deviens aussi désensualisé, et vice versa.

Au final, l’esprit à la française, non dénué qu’il est de sensualité, incarne la véritable spiritualité.

Le décharnement, la désensualisation qu’a prôné en partie le christianisme ne te mène pas à une vraie spiritualité, mais à un assèchement et à une folie de l’âme.

Un corps chargé de sensualité l’est aussi de spiritualité. Cela va ensemble naturellement. Les deux ne sont pas antinomiques, comme aimeraient le faire croire des gens pour qui toute forme de sensualité émergée, extatique et extravertie est nécessairement le signe d’un abaissement spirituel.

Les paganismes avaient compris cela. Les religions abrahamiques, avec leur peur de la vie et leurs interdits, ont une tendance nette à voir en une haute sensualité une « décadence », un « dévoiement » ; c’est le contraire : une haute sensualité est la condition pour une spiritualité pleine et entière, extatique.

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