La crise des vocations, symptôme majeur dans la jeunesse française – Analyse et remède

La crise des vocations est un symptôme majeur dans la jeunesse française.

Combien de jeunes au RSA ?

Combien « galère », selon le mot, désormais devenu une sorte de vocable passe-partout, pour signifier : « surtout, ne me demande pas si je bosse ou pas : je galère, donc ne me parle surtout pas de métier ou de job » ?

Combien ont renoncé même à l’idée d’être dans une entreprise, de participer à un quelconque projet ?

La situation est dramatique. Cette crise des vocations est un symptôme important du nihilisme de l’époque que nous traversons.

Dans une situation normale, la politique doit y remédier. Or, notre époque, essentiellement impolitique (selon le vocable du politologue Julien Freund), purement libérale (mot synonyme d’anarchie, le libéralisme entraînant dans sa suite une situation globale d’anarchie à plus ou moins long terme), est incapable de prendre à bras le corps ce problème.

D’une part, l’économie est devenue littéralement impossible. Les entreprises se sont renfermées sur elle-même. La plupart, dans les villes, sont des entreprises du secteur tertiaire qui n’embauchent qu’à compte-goûte et en choisissant parmi des profils innombrables. Les listes de compétences sont souvent interminables et seulement accessibles qu’à des profils hyper sélectionnés.

Combien d’entre nous avons candidaté pour 20, 30, 40 postes sans recevoir de réponses positives ?

Le chômage n’est pas un symptôme mineur dans une société : il signe souvent une véritable décadence, voire pire, une stagnation, une impossibilité d’agir en un sens comme dans l’autre.

Plus globalement, il y a une crise des vocations. Les jeunes ne savent plus ce qu’ils veulent.

Abrutis que nous sommes par milles stimulis, par milles vidéos Youtube, par des jeux vidéos toujours plus foisonnants en terme d’imageries et de pixels, des séries américaines tape-à-l’oeil, outrancières, nous perdons le fil de notre être profond, nous perdons le fil de nos capacités ; nous perdons le fil de nous-mêmes.

Or, les capacités doivent être sans cesse entraînés, sans cesse remise au goût du jour. Le mot est célèbre : « il faut agir ou se reposer ». Or, le jeune qui joue au jeu vidéo ou qui se masturbe toute la journée devant son PC n’exerce plus ses facultés, physiques, morales, intellectuelles. Rapidement, il tombe dans une déréliction existentielle et, finalement, une décadence au sens nietzschéen du terme.

La situation, loin d’être anodine et tranquille, est une des plus dramatiques de l’époque. Le fait que nos politiciens ne le prennent pas au sérieux, est une calamité pour le pays.

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